Domaine Salvator Galerie

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Histoire du Domaine Salvator


Depuis 1902 !

Tracteur à Salvator 1955 Vers 1800, Mr Joseph SALVATOR, docteur venu de Marseille, acheta la « Campagne Salvator » et fut maire des Mées. Il fit des travaux importants dans les plantations et l’irrigation (il existait un canal de Mr Salvator) ainsi que pour la maison d’habitation qui prit son allure actuelle.

En 1861, les frères Jules et Louis TOURNIAIRE, rachetèrent le domaine. Jules décède en 1866 et Louis en 1891 ; leur unique héritière est Julie TOURNIAIRE.

En 1902, Casimir PINATEL, né 1855, anciennement négociant à Marseille,acheta la « Campagne Salvator » à Mme Julie DELOCHE née TOURNIAIRE. Casimir était marié depuis 1887 à une Méenne, Rosa BERAUD.

Le domaine comprenait alors :

Corps de ferme avec maison de maître et maison de fermier, écuries, remises, bergerie, porcherie, grenier à foin, hangars
Terres de labour, près, vignes, amandiers, oliviers, bois et landes.


Famille Pinatel Une trentaine d’hectares étaient arrosables et autant non arrosables. Les bois et landes représentaient une cinquantaine d’hectares. La surface totale était d’environ 110 hectares.
Le prix de vente fut fixé à 70 000 francs.
Le domaine a été mis en fermage pour dix ans au sieur Théophile GUIGUES qui travaillait les terres depuis 1896. Plusieurs familles vivaient alors sur l’exploitation.
Le bail du fermage suivant a été signé en 1911 par Jean CREST et ses deux fils Jean et Adrien pour dix ans.
Les vignes, amandiers et oliviers étaient toujours exploités. Les terres étaient cultivées de blé, avoine et pommes de terre. Le troupeau de moutons comprenait entre 150 et 180 têtes et l’élevage de cochons une cinquantaine de têtes. Il y avait aussi un élevage de vers à soie, un pigeonnier et une basse cour importante (volailles et lapins).

David PINATEL, fils unique de Casimir né en 1889, était négociant et avait un commerce de produits agricoles à Oraison. En 1912, il se maria à Zélie TOURNIAIRE, Oraisonnaise.
Il construisit sur le domaine, une remise en 1920 et un hangar en 1927.

Charles et Madeleine

Charles Pinatel 2Charles PINATEL, fils unique de David né en 1914, fit ses études à Aix où il obtenu son baccalauréat.
A son retour de la guerre en 1940, il conserva le système de fermage. Il se maria en 1943 avec Madeleine FAURE ; ils auront cinq enfants.
En 1948, le fermier Mr ARMELIN cèda sa place à Mr TESTON qui fut fermier des terres jusqu’en 1955 où Charles décida de travailler lui-même les terres. Pour l’aider, il avait un berger, Victor et un jardinier, le Toine, qui s’occupait aussi des chiens de chasse, de couper et rentrer le bois, …

Pendant toute la durée de son activité, Charles veilla toujours à acheter et échanger des parcelles de façon à s’agrandir, investir et regrouper les parcelles.


André Pinatel 2André PINATEL, né en 1945, commença à travailler avec son père à 14 ans. Il alla au lycée agricole de Carmejane.
Il s’intéressait beaucoup à la culture de l’olivier. Charles racheta alors des olivettes laissées à l’abandon qui n’avaient à l’époque pas beaucoup d’intérêt. Ils les restaurèrent, complétèrent les plantations et les cultivèrent. Ils essayèrent aussi de nouvelles variétés comme la Tanche en vue de faire des olives de table.
Vers les années 1960, ce fut la construction du canal EDF; le gros matériel de terrassement a pu être utilisé pour arracher les vieux amandiers et rectifier les parcelles.
Vers 1970, l’installation de l’irrigation par aspersion sur les anciennes terres au sec permit une nouvelle production comme le maïs qui était alors récolté en épis et séché en cribs.

Famille Pinatel 2

Charly PINATEL, né en 1949, fait l’ISARA à Lyon et travailla à son tour sur la ferme à partir 1972.

En 1979, ce fut la création d’un GAEC entre André, Charly et un beau-frère Alain ROBERT.
Les cultures sur l’exploitation étaient toujours : oliviers, vignes et céréales. L’élevage n’existait plus, ni moutons ni cochons.
Charly transforma l’ancienne porcherie pour faire sa maison en 1983.
La coopérative viticole à laquelle, ils portaient leur raisin, produisait un vin de qualité médiocre. Le manque d’organisation et le manque de valorisation du raisin les conduisirent à laisser tomber petit à petit le vignoble au profit des céréales et semences.

Ils s’adaptèrent au marché selon les années en cultivant pois, haricots, persil, giroflées, tomates, betteraves à sucre, colza, luzerne…

Aujourd'hui, Sophie et Frédéric Pinatel ont repris cette belle exploitation et mettent toute leur énergie à mettre en valeur le travail de 4 générations d'agriculteurs.

Olivier centenaire


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