L'huile d'olive n'est pas vierge de Fraude Blog


27/09/2018


fraude.jpg

Les contrôles opérés au titre de la protection des consommateurs soulignent de nombreux manquements


Toutes les huiles d’olive proposées à la vente sont-elles sans reproche?


A première vue, si l’on en croit les étiquettes, tout porte à le croire. Mais à première vue seulement. Car. pour les services de la Direction "générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (la DGCCRF),l’hui1e d’olive est un produit qui fait l'objet "d’une attention particulière? en raison "de non-conformités chroniquement nombreuses". C’est ainsi que dans le cadre du plan de contrôle conduit en 2016, sur 139 chantillons prélevés et analysés (quatre sur dix étaient d’origine française), 48 % n’étaient pas conformes à la réglementation. En cause, une majorité d’huiles d’origine étrangère qui présentaient des défauts de qualité et ont donc été reclassées dans des catégories inférieures.

Les manquements relevés les plus nombreux sont liés au non-respect des règles d'étiquetage et à un classement erroné en regard des qualités organoleptiques revendiquées. Au total, les agents de 1a répression des fraudes ont contrôlé 286 établissements: des distributeurs, des sites internet, des grossistes et des négociants. Ils sont allés sur des marchés et dans des foires, ainsi que dans des moulins producteurs. Le taux des anomalies relevées a atteint les 42 %, et même 59 % sur les sites internet...

L'ampleur des non-conformités est telle qu’un échantillon sur quatre a été déclaré "à surveiller" en raison d'irrégularités d'étiquetage renforcées de défauts organoleptiques, ou encore du non-respect de paramètres physicoœhimiques.

Les contrôles ont aussi conduit les enquêteurs à constater que cinq huiles avaient été falsifiées "par adjonction d’huiles ra?înées de tournesol ou de colza". Un échantillon contenait des résidus de pesticides en dépit d’une mention spéci?ant le contraire. En?n, un arrêté préfectoral de destruction a été dressé à une entre prise qui commercialisait dans le circuit alimentaire une huile d'olive que le laboratoire de la Répression des fraudes n'a pas hésité à déclasser en "lampante". Autrement dit, non alimentaire.

Dans le même ordre d'idée, deuxautres arrêtés ont été pris à l'encontre de deux grossistes pour leur imposer 1e rappel et la destruction _d’huiles achetées auprès de la même entreprise de négoce et commercialisées sous la énomination "huile d'olive vierge extra". Alors qu’il s’agissait tout bonnement d’un mélange d’huiles... Un mensonge parmi bien d’autres, qui atteste‘ combien l’huile d’olive n’est pas vierge de fraude.

Jean-Lue CROZEL
j!crozel@laprovence—presse.fr

 




Laisser un commentaire:


lang en lang fr